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titre
Impact of Urban Stormwater Runoff on Cyanobacteria Dynamics in A Tropical Urban Lake
auteur
Talita Silva, Brigitte Vinçon-Leite, Bruno J. Lemaire, Guido Petrucci, Alessandra Giani, Cleber Figueredo, Nilo de Oliveira Nascimento
article
Water, MDPI, 2019, Water Quality and Ecosystems in Times of Climate Change, 11, ⟨10.3390/w11050946 ⟩
titre
Assessment of the Plastic Inputs From the Seine Basin to the Sea Using Statistical and Field Approaches
auteur
Romain Tramoy, Johnny Gasperi, Rachid Dris, Laurent Colasse, Cédric Fisson, Sarah Sananes, Vincent Rocher, Bruno Tassin
article
Frontiers in Marine Science, Frontiers Media, 2019, 6, ⟨10.3389/fmars.2019.00151⟩
titre
Retention and transport processes of particulate and dissolved micropollutants in stormwater biofilters treating road runoff
auteur
Kelsey Flanagan, Philippe Branchu, Lila Boudahmane, Emilie Caupos, Dominique Demare, Steven Deshayes, Philippe Dubois, Laurent Meffray, Chandirane Partibane, Mohamed Saad, Marie-Christine Gromaire
article
Science of the Total Environment, Elsevier, 2019, 656, pp.1178-1190. ⟨10.1016/j.scitotenv.2018.11.304⟩
titre
Organic micropollutants in a large wastewater treatment plant: What are the benefits of an advanced treatment by activated carbon adsorption in comparison to conventional treatment?
auteur
Ronan Guillossou, Julien Le Roux, Romain Mailler, Emmanuelle Vulliet, Catherine Morlay, Fabrice Nauleau, Johnny Gasperi, Vincent Rocher
article
Chemosphere, Elsevier, 2019, 218, pp.1050-1060. ⟨10.1016/j.chemosphere.2018.11.182⟩
titre
Innovative combination of tracing methods to differentiate between legacy and contemporary PAH sources in the atmosphere-soil-river continuum in an urban catchment (Orge River, France)
auteur
Claire Froger, Sophie Ayrault, Johnny Gasperi, Emilie Caupos, Gaël Monvoisin, Olivier Evrard, Cécile Quantin
article
Science of the Total Environment, Elsevier, 2019, ⟨10.1016/j.scitotenv.2019.03.150⟩

Tutelles

Fumer nuit gravement à la santé des poissons - Entretien avec Johnny Gasperi

par Daniel Thevenot - publié le

Article du Monde Planète du 17 juillet 2018 : Fumer nuit gravement à la santé des poissons - Entretien d’Aline Nippert avec Johnny Gasperi

Deux milliards de mégots environ (350 tonnes) sont ramassés chaque année à Paris. 500 millions à Marseille et 200 millions à Bordeaux. Les chiffres du ministère de la transition écologique et solidaire donnent une idée de l’enjeu écologique que cette pollution urbaine représente. Car nombre de ces déchets toxiques finiront dans les fonds marins et océaniques.

Une fois l’ultime bouffée de cigarette ingérée, son abandon sur le trottoir signe potentiellement le début d’un long périple. Certains mégots n’échappent pas aux aspirateurs des agents de nettoyage urbains. Pour les rescapés, le ruissellement de la pluie suffit pour provoquer une chute par le caniveau, malgré les grilles dont certaines sont dotées. « Ces grilles réduisent fortement la concentration de déchets dans les eaux pluviales ou les rejets urbains de temps de pluie, mais laissent passer quantité de mégots », souligne Johnny Gasperi, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil et École des Ponts ParisTech). Ces mailles franchies, le destin des mégots dépend du type de réseau de drainage des eaux qu’ils ont à traverser.

Le réseau d’assainissement « unitaire » achemine eaux domestiques et pluviales vers la même station d’épuration. « Quasiment tous les vieux centres historiques sont équipés d’un réseau unique, précise Johnny Gasperi. Paris intra-muros et la première couronne sont dans ce cas ». Le mégot chemine donc vers la station d’épuration, mais sa course est arrêtée juste avant de franchir la ligne. « Les stations font d’abord un dégrillage de l’eau pour évacuer tous les macrodéchets ». Et les mégots, ainsi que tous les autres détritus pêchés (résidus de plastique, cotons-tiges, etc.), finissent alors brûlés ou dans un centre d’enfouissement des déchets.

Les choses se compliquent en cas de grosse averse. « Lorsqu’une grande masse d’eau arrive, le surplus est stocké dans des cuves. Mais une fois ces ouvrages saturés, le trop-plein est directement déversé dans les cours d’eau. », explique le spécialiste. A Paris, ces eaux non-traitées se retrouvent dans la Seine. Et les mégots avec.

Le réseau séparatif, quant à lui, draine les eaux domestiques et les eaux pluviales via des canaux distincts. « Les nouveaux quartiers ou les extensions de centres-villes très récents en sont quasiment tous équipés. », affirme Johnny Gasperi. Dans ce système, seules les eaux domestiques sont soumises au traitement en station d’épuration. « Les eaux de pluie – chargées des détritus amassés – sont déversées dans les cours d’eau généralement sans être traitées. »

Et une fois que les mégots plongent dans un cours d’eau, aucun filtre n’entrave leur course jusqu’à l’océan.

Voir en ligne : Article du Monde Planète du 17 juillet 2018