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--> Url version détaillée , Url version formatée Structure name contains or id is : "409065;155441;135971;102266;212248;578082", Publication type : "('ART')"
773.
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Impact of Escherichia coli from stormwater drainage on recreational water quality: an integrated monitoring and modelling of urban catchment, pipes and lake
auteur
Yi Hong, Frédéric Soulignac, Adélaïde Roguet, Chenlu Li, Bruno Lemaire, Rodolfo Scarati Martins, Françoise Lucas, Brigitte Vinçon-Leite
article
, Springer Verlag, 2021, 28 (2), pp.2245-2259. ⟨10.1007/s11356-020-10629-y⟩
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Macrolitter dataset from a highly frequented roadway in Nantes, France
auteur
Romain Tramoy, Lauriane Ledieu, Sophie Ricordel, Daniel Astrié, Bruno Tassin, Johnny Gasperi
article
, Elsevier, 2022, ⟨10.1016/j.dib.2022.108237⟩
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Impact of microbial activity on the mobility of metallic elements (Fe, Al and Hg) in tropical soils
auteur
C. Balland-Bolou-Bi, E.B. Bolou-Bi, V. Alphonse, S. Giusti-Miller, M.D. Jusselme, A. Livet, M. Grimaldi, N. Bousserhine
article
, Elsevier, 2019, 334, pp.146-154. ⟨10.1016/j.geoderma.2018.07.044⟩
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Increased lead availability and enzyme activities in root-adhering soil of Lantana camara during phytoextraction in the presence of earthworms
auteur
My Jusselme, Edouard Miambi, Philippe Mora, Michel Diouf, Corinne Rouland-Lefèvre, My Dung Jusselme
article
, Elsevier, 2013, 445-446, pp.101-109. ⟨10.1016/j.scitotenv.2012.12.054⟩
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What urban lakes and ponds quality is about? Conciliating water quality and ecological indicators with users’ perceptions and expectations about urban lakes and ponds quality in urban areas
auteur
Veronica Mitroi, Véronique Maleval, José-Frédéric Deroubaix, Brigitte Vinçon-Leite, Jean- François Humbert
article
, Taylor & Francis (Routledge), 2022, pp.1-18. ⟨10.1080/1523908X.2022.2037413⟩

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Fumer nuit gravement à la santé des poissons - Entretien avec Johnny Gasperi

par Daniel Thevenot - publié le , mis à jour le

Article du Monde Planète du 17 juillet 2018 : Fumer nuit gravement à la santé des poissons - Entretien d’Aline Nippert avec Johnny Gasperi

Deux milliards de mégots environ (350 tonnes) sont ramassés chaque année à Paris. 500 millions à Marseille et 200 millions à Bordeaux. Les chiffres du ministère de la transition écologique et solidaire donnent une idée de l’enjeu écologique que cette pollution urbaine représente. Car nombre de ces déchets toxiques finiront dans les fonds marins et océaniques.

Une fois l’ultime bouffée de cigarette ingérée, son abandon sur le trottoir signe potentiellement le début d’un long périple. Certains mégots n’échappent pas aux aspirateurs des agents de nettoyage urbains. Pour les rescapés, le ruissellement de la pluie suffit pour provoquer une chute par le caniveau, malgré les grilles dont certaines sont dotées. « Ces grilles réduisent fortement la concentration de déchets dans les eaux pluviales ou les rejets urbains de temps de pluie, mais laissent passer quantité de mégots », souligne Johnny Gasperi, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil et École des Ponts ParisTech). Ces mailles franchies, le destin des mégots dépend du type de réseau de drainage des eaux qu’ils ont à traverser.

Le réseau d’assainissement « unitaire » achemine eaux domestiques et pluviales vers la même station d’épuration. « Quasiment tous les vieux centres historiques sont équipés d’un réseau unique, précise Johnny Gasperi. Paris intra-muros et la première couronne sont dans ce cas ». Le mégot chemine donc vers la station d’épuration, mais sa course est arrêtée juste avant de franchir la ligne. « Les stations font d’abord un dégrillage de l’eau pour évacuer tous les macrodéchets ». Et les mégots, ainsi que tous les autres détritus pêchés (résidus de plastique, cotons-tiges, etc.), finissent alors brûlés ou dans un centre d’enfouissement des déchets.

Les choses se compliquent en cas de grosse averse. « Lorsqu’une grande masse d’eau arrive, le surplus est stocké dans des cuves. Mais une fois ces ouvrages saturés, le trop-plein est directement déversé dans les cours d’eau. », explique le spécialiste. A Paris, ces eaux non-traitées se retrouvent dans la Seine. Et les mégots avec.

Le réseau séparatif, quant à lui, draine les eaux domestiques et les eaux pluviales via des canaux distincts. « Les nouveaux quartiers ou les extensions de centres-villes très récents en sont quasiment tous équipés. », affirme Johnny Gasperi. Dans ce système, seules les eaux domestiques sont soumises au traitement en station d’épuration. « Les eaux de pluie – chargées des détritus amassés – sont déversées dans les cours d’eau généralement sans être traitées. »

Et une fois que les mégots plongent dans un cours d’eau, aucun filtre n’entrave leur course jusqu’à l’océan.

Voir en ligne : Article du Monde Planète du 17 juillet 2018