Retrouvez la publication d’Emmanuel Adler, qui est revenu sur « L’apogée de la vidange, des fosses d’aisance et du circulus, du XVIIème au XXème siècle : quand les villes ne disposaient pas d’eau potable pour évacuer les déjections humaines« , dans le cadre du Congrès national des sociétés historiques et scientifiques de 2026.
Si la notion d’assainissement des eaux usées évoque aujourd’hui une gestion collective, avec un réseau d’égouts connecté à une station d’épuration distante, ce modèle n’a pas toujours été triomphant. Il a ainsi existé diverses alternatives sans maillage, là où aujourd’hui le transfert des matières s’opère en toute discrétion par des conduites souterraines.
L’objet de cet article est de présenter sur une période allant de la seconde moitié du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, et donc avant la généralisation de l’eau « propre », abondante et peu chère à domicile et la victoire du tout-à-l’égout, une analyse des systèmes de gestion urbaine des déjections humaines.
Après un exposé des conditions de travail des vidangeurs, on s’interroge sur les conditions ayant conduit à leur disparition en ville. Préalablement, on décompose la chaine d’opérations et d’intervenants qui contrôlent la circulation des vidanges, depuis les latrines jusqu’aux campagnes où elles enrichissent des terres.
Pour en savoir plus
Actualité publiée le 30/06/2026
