Recherche-Création

Présentation

A la rencontre entre sciences et arts Les travaux de l’axe « recherche-création proposent d’aborder de façon sensible le métabolisme organique des villes le cycle de l’azote, phénomènes complexes et souvent impalpables. Poésie, fiction, installations, deviennent outils à part entière de l’enquête et de sa restitution : pour une mise en récit ouverte et partagée facilitant la mise en discussion de sujets cruciaux : les liens nourriciers entre humains et autres êtres, la place de nos habitats dans les cycles et rythmes de la biosphère.

Projets

Le Dit de l’Azote

L’azote est un élément essentiel à la vie. C’est aussi une figure essentielle des catastrophes écologiques contemporaines. Comment rendre sensible la place qu’occupe cet élément dans nos vies ? Inspiré du tarot de Marseille, le Dit de l’azote est une installation interactive, un jeu d’association de mots et d’images. Il sert de support à des ateliers d’écriture collective, pour explorer les relations entre différentes figures liées à l’azote. De l’ammonitrate aux épis de blé, des tranches de jambon au microbiote intestinal, en passant par des entités moins spontanément associées à l’azote comme le poppers, les particules fines, le gaz hilarant…  (Une collaboration initiée en 2024 entre Anaïs Tondeur (artiste), Jérôme Sanitolini (biochimiste) et Marine Legrand (anthropologue)). Partenaires : Observatoire de l’Azote ; Association Circulus

 

Les bousiers d’eau

 Résidence verte Olive Martin & Patrick Bernier « Chie-dans-l’eau » désignait les mariniers du temps de la batellerie de Loire. Aujourd’hui nous sommes tous des Chie-dans-l’eau – et qui plus est – potable ! Avec le projet Bousiers d’eau, les artistes plasticiens Olive Martin et Patrick Bernier, dont l’atelier est installé sur l’Erdre à Nantes à bord de la toue cabanée La Déparleuse, travaillent avec Marine Legrand, chercheure en anthropologie environnementale, et Le Lieu Unique, à la mise en place d’une filière de collecte et de transformation des excrétas bateliers, pour les utiliser comme humus et fertilisants sur des parcelles de cultures en amont.

Le projet Bousiers d’eau s’inscrit dans le cadre du dispositif Résidences vertes du ministère de la Culture, avec le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, du programme de recherche industries culturelles et créatives (PEPR ICCARE), de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la Fondation François Sommer. Voir la Programmation associée. Voir le Journal de bord.

 

Humus Humains : Ces matières dont nous devons compte à la terre

Humus Humains est une conférence contée et musicale. D’où viennent les nutriments qui fertilisent les terres agricoles ? Les plantes cultivées s’en nourrissent dans les sols puis les humains ingèrent ces précieux nutriments contenus dans notre alimentation. Où vont-ils ensuite ? Mêlant poésie, musique, science et dégustation, ce spectacle fait découvrir de façon originale le circuit des nutriments à travers l’espace et le temps. Le spectacle est suivi d’un temps de débat et de partage de ressources. (Spectacle créé en 2019 par Fabien Esculier, Marine Legrand, Bojidar Langevin, Louise Raguet, avec la participation du boulanger Le Bricheton. Production : Association Circulus).

 

 

Poésies digestives 

Et Si la terre était un grand ventre, un ventre qui digère ? Voici l’image qui a guidé une série d’expériences textuelles et d’ateliers menées depuis 2018 à la rencontre entre ethnographie, conte et poésie par Marine Legrand. Pour explorer des relations métaboliques entre les corps humains, les autres vivants et leurs milieux de vie, en circulant du matériel au symbolique, de l’infime à l’immense, de l’évident à l’insensé. Et partager ces histoires pour tisser de nouvelles relations. Une idée de consigne : « Racontez à votre voisin de table le souvenir d’un repas, du point de vue de l’un des aliments de l’assiette »