L’ADEME publie une étude sur la collecte à la source et la valorisation agronomique des excrétats humains, considérées comme une opportunité pour répondre à des enjeux environnementaux, économiques et agricoles.
Cette étude, menée à l’échelle nationale, analyse les impacts et la faisabilité de ce mode de gestion. Elle montre notamment que :
• Impacts environnementaux : la valorisation des urines pourrait :
- réduire de 85 Mégatonnes les émissions de CO2 équivalent par an,
- économiser jusqu’à 628 millions de m³ d’eau potable,
- et éviter le rejet dans les eaux de surface de 269 000 t d’azote par an.
• Impacts économiques :
- la collecte et la valorisation des urines engendrerait des coûts d’investissement et d’opération modérés,
- avec des économies potentielles réalisables par les collectivités pour l’assainissement classique, ou par les ménages et les agriculteurs.
• Cibles et flux prioritaires :
- différentes solutions techniques existent ; certaines, déjà éprouvées en France, peuvent être déployées, tandis que d’autres nécessitent des expérimentations à une échelle intermédiaire.
- les priorités incluent un déploiement focalisé sur la séparation à la source de l’urine, avec des modalités différenciées selon les zones urbaines et rurales.
- Il convient également d’organiser, entre autres par des redistributions, la viabilité économique de ces filières en émergence.
- Une sensibilisation accrue des acteurs et le soutien à des projets pilotes sont cruciaux pour assurer l’appropriation sociale et l’équilibre économique.
Retrouvez l’étude complète ici.
Autre illustration de l’intérêt de l’ADEME pour la thématique : Raphael Guastavi, son Directeur Adjoint Economie Circulaire, était présent pour introduire le colloque des 10 ans du programme OCAPI en septembre dernier.
