Une étude régionale pilotée par la direction territoriale Seine Francilienne de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, l’ADEME Île-de-France, et le programme OCAPI a été publiée fin 2025. Elle démontre de façon chiffrée le potentiel de la collecte et la valorisation des urines humaines pour concilier qualité de l’eau, sobriété et économie circulaire.
Ainsi, la séparation à la source des urines pourrait couvrir jusqu’à 60 % des utilisations agricoles régionales actuelles en azote et 40 % en phosphore, tout en réduisant significativement les pollutions des cours d’eau, les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la consommation d’eau potable.
À horizon 2045, le déploiement ciblé sur les usages hors habitat permettrait de soustraire 890 000 m³ d’urines par an des stations d’épuration et de valoriser près de 3 900 tonnes d’azote, soit 9 % de l’azote utilisé par l’agriculture francilienne.
L’étude identifie enfin plus de 12 500 sites à fort potentiel pour la collecte séparative d’urine, notamment les aéroports, les clusters d’entreprises (ex. La Défense), les universités et les gros parcs à thème. Elle propose une trajectoire opérationnelle pour structurer des filières de valorisation à l’échelle régionale.
Retrouvez l’étude complète et sa synthèse réalisées par PwC, Solagro et AIA Environnement : https://www.eau-seine-normandie.fr/26ASS01
Actualité publiée le 07/07/2026


